Vendredi 11 juillet 2008
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Chez Les habitants du nord du Tchad communément appelés gorane, quand un de leur rend l’âme la coutume exige que les amis et parents se rendent chez la famille éprouvée et compatissent à leur
douleur. Si le défunt est une personne marié la cérémonie dure souvent une semaine. Deux ou trois personnes de son entourage reçoivent les hôtes, debout ils lisent quelques versets coraniques
adressent des mots de consolation aux éprouvés ,en suite chaque groupe est installé dans une maison voisine ,sous une tente ,un arbre … le veuf ou la veuve est isolé .un amis lui tient compagnie
(soutien morale )afin d’éviter tout débordement émotionnel en public.la veuve s’isole de tout contact masculin pendant trois mois et dix jours .le veuf dont l’isolement n’est pas de rigueur ne peut
songer à se marier qu’après une année ou deux . Si le défunt est un enfant ou un jeune célibataire, les voisins sont informés et assistent à l’enterrement, quelques heures après le décès.la famille
arrête une date pour le grand sacrifice, souvent le quarantième jour suivant le décès. C’est une cérémonie d’une seule journée. Entre temps la famille s’organisent pour faire face aux dépensent, et
à l’accueille des invités .ces pratiques avaient cours avant l’arrivée au pouvoir du FROLINA dont l’essentiel des troupes étaient des jeunes nomades ou semi nomades. Le contact de ces derniers avec
les autres communautés étaient rare.les plus dégourdis d’entre eux vont en Libye pour faire fortune. Malheureusement un travailleur immigré, non qualifié revient souvent de Libye désenchanté. Après
les années quatre vingt, nouvellement devenues citadins, les combattants et leur famille étaient scandalisés par les pratiques des sudistes (population du sud du tchad) qui consistaient à suivre le
cercueil du défunt jusqu’au cimetière avec joie et enthousiasme .ca ne peut être qu’une coutume Kirdi (polythéistes) se disent-ils. Le temps de se familiariser avec les autres communautés n’a pas
duré plus d’une décennie. Aujourd’hui, entièrement citadin, on arrive à les distinguer des autres que par les traits du visage ; ils ont adoptés d’autres habitudes sociales fortement teintées d’un
matérialisme débridé. Entre temps la cohabitation à contribuer à une compréhension plus raisonnable des pratiques kirdi chez les plus évolués. Les chants accompagnant le cercueil étaient des chants
religieux ou des prières .une prière chantée est d’un degré plus élevé qu’une prière ordinaire et de surcroit facilite la transe (comprenez épiphanie) .c’est d’ailleurs une technique spirituelle
utilisée par les musulmans de l’école soufi Turk de DJALALADINE AL ROUMI, appelé localement au Tchad Faida djaria pour parvenir à une transe ou voire un dévoilement. Quand un décès survient dans la
famille, un communiqué à la radio (RNT) est diffusé, tous c’eux qui sont nommément cités par le communiqué et aussi c’eux qui s’estiment proches du défunt à tore ou à raison se hâtent pour
installer une tente sur la voix publique, devant leur porte, mettent leur théière sur des charbons ardents et attendent qu’on vienne leur rendre condoléances. Un cahier de cent pages tenant lieu de
registre est ouvert ; et mis en vedette sur un tapis. Sur tout l’étendu du territoire tchadien des tentes sont érigées, des sonnantes et trébuchantes sont encaissées dans ce fameux registre, des
moutons et vaux sont entravés à coté des tentes bien en vue. Le maitre du lieu identifie attentivement les présents, rappelle astucieusement les absents, en apostrophant le parent ou ami de ces
derniers. Ton parent x se porte t –il bien ? L’autre répond : il se porte bien, n’est-il pas venu ?surement il n’est pas au courant ! Il sort son téléphone portable et informe le malheureux, qui
viendra débourser une somme respectable digne de son rang. Aussi faut-il souligner qu’il est fortement apprécié d’envoyer sa participation (prix d’un mouton) par le biais d’une autre personne et
s’excuser de son absence. Les passants savent par habitude qu’un décès est survenu en ce lieu, mais passant attentif remarquera très vite que dans cette assemblée personne n’est consterné. Chacun
vient faire un acte de présence. Raconte des anecdotes pour tuer le temps. Même s’il n’y a pas des éclats de rires, des visages illuminés de larges sourires ne sont pas rares. En bref, c’est un
lieu de retrouvaille de la communauté où des ministres, des hauts cadres de l’Etat, des généraux de l’armée et autres pourvoyeur d’emplois fréquentent à N’djamena surtout. A vrai dire où quelle est
la différence entre les pratiques kirdis qui choquent et ceux la qui se frottent les mains quand un des leurs fini par casser sa pipe. Le lien de sang, de parenté, les alliances de famille chère à
la sécurité du clan…etc. Toutes ces considérations se sont émoussées pour laisser place au gout de lucre. Ibn kaldoun avais raison de dire quand un arabe bédouin arrive au pouvoir il
s’embourgeoisera ; l’honneur et la dignité qu’il défendait naguère avec acharnement lorsqu’il est sous sa tente laisse place aux biens mal et vite acquis
Par djidou
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Publié dans : djidou
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